La vie s’avère une succession de choix et de décisions.
Chaque jour, nous y sommes confrontés.
Souvent, les décisions se font rapidement et sans conséquence.
Parfois, on doit y réfléchir un peu plus longtemps.
Et à l’occasion, une décision bien précise peut changer le cours de notre vie.
Que ce soit déménager, se séparer, avoir des enfants, retourner aux études, se lancer en affaires, prendre une année sabbatique, arrêter de fumer, cesser de boire de l’alcool, etc.
Ou encore, démissionner de son emploi.
C’est ce que j’ai fait il y a maintenant près de 6 mois.
On quitte un emploi pour de multiples raisons.
La mienne; mésentente avec mon patron sur de nouvelles conditions salariales.
Je n’ai pas gagné ma cause…
Je suis parti sans chômage, sans rien d’autre en vue, et avec un sentiment d’incompréhension face à la situation.
Bien confiant de trouver un autre emploi rapidement, je prends ça cool les premières semaines.
Je regarde mes options.
Je m’informe pour faire une formation de préposé aux bénéficiaires.
Sans succès.
Formation trop longue et trop loin de chez moi.
Je décide donc de faire une tournée des organismes d’emploi (Carrefour jeunesse emploi, Centre local d’emploi) et faire des envois de CV de candidature spontanée à plusieurs entreprises.
Cela donne très peu de résultats !
Bah, ce n’est pas si grave, me dis-je.
Après 1 mois sans emploi, et 3 entrevues de passées, je reçois un téléphone pour me dire que j’ai été choisi pour occuper un poste d’intervenant en employabilité.
Super !
Je vais pouvoir apprendre de nouvelles choses et sortir de ma zone de confort.
Début d’emploi, le 1er décembre 2021…à 375 km de chez moi.
Go pour cette nouvelle aventure !
Arrivé à l’hôtel le soir, la veille de commencer l’emploi, je commence à me sentir mal.
Maux de tête, maux de ventre et mal de cœur.
Alors, je me couche tôt, dans le but d’être en forme pour le lendemain matin et faire bonne impression à mon nouveau travail 😉
Le lendemain matin, après avoir passé une nuit de merde, je me prépare, met de beaux vêtements et essaie de me convaincre que ça va bien aller.
Mais malheureusement, ma tête en décide autrement.
Je n’ai aucunement le goût de me présenter à ce nouveau travail.
Je fais donc ma valise, ramasse toute mes choses et descend à la réception de l’hôtel vers 6h15 et remet mes clés en disant que j’annule la réservation prévue pour la nuit suivante.
J’embarque dans mon auto, envoie un courriel à ma nouvelle patronne, pour lui mentionner de ne pas m’attendre au bureau, que ça ne convient pas et que je vais continuer ma recherche d’emploi.
Je repars donc chez moi tôt le matin, sans avoir vu mes nouveaux collègues et mon nouveau lieu de travail.
J’ai donc fait 750 km (aller-retour), dépensé 100$ d’essence et 150$ de chambre d’hôtel.
Mais bon, je me dis que c’est une expérience de vie.
Je dirais plutôt ma première de quelques expériences de vie vécues au cours des 6 derniers mois !
Une semaine plus tard, je passe des tests de qualification à distance pour un emploi, cette fois-ci, dans mon domaine.
Tout se déroule bien et on me convoque en entrevue.
Bien sûr que je dis oui.
Mais le lendemain, je les rappelle pour dire que je ne ferais pas l’entrevue et que je désire continuer ma recherche d’emploi.
Je me dis bien que je vaux plus que 22.33$/h 😉
Mais 2-3 semaines plus tard, aucune autre entreprise ne me contacte pour passer des entrevues.
Bon bien pas de niaisage, je vais me débrouiller par moi-même.
Je décide donc de m’inscrire à une formation en ligne d’une durée de 6 semaines pour devenir travailleur autonome comme courtier hypothécaire.
Tout se déroule bien, je me sens dans mon élément. Enfin !
Entre-temps, je reçois quelques appels pour passer des entrevues.
Mais comme je suis bien convaincu de réussir en tant que courtier hypothécaire, je repousse du revers de la main ceux qui m’ont contacté.
Mi-février, je vais passer mes examens finaux pour conclure cette formation.
Je les réussi, car je suis tellement intelligent. Haha
Maintenant, je dois me trouver un stage obligatoire (de 3 mois) afin d’être certifié comme courtier hypothécaire.
Mais oh, pas capable de trouver un stage.
Et surtout, je me rends bien compte qu’il ne suffit pas d’être bon avec les chiffres pour ce genre d’emploi mais d’être excellent en relation interpersonnelle et en VENTE.
Cela me refroidit quelque peu.
Je comprends rapidement que ce n’est vraiment pas dans ma personnalité, la prospection et la vente.
Je me retrouve donc un peu le derrière à l’eau.
J’ai dépensé 2000$ pour cette formation, et dit non à toutes les entrevues que l’on m’a offertes.
On est maintenant rendu fin février, et toujours pas d’emploi…
Le temps commence à presser.
Ça fait 4 mois que je ne travaille pas.
Mon fonds d’urgence baisse à vue d’œil :p
Début mars, j’entends parler qu’il y a un poste temporaire de 3-4 mois à combler à la mine.
Rendu là, on prend ce qui passe !
On m’engage. Youppi !
Le salaire est bon, et en plus, je vais accumuler assez d’heures pour ensuite avoir droit au chômage et respirer un peu mieux.
Je commence mon nouveau travail, avec enthousiaste, le 12 mars.
À temps et demi en plus. Wow, super !
Le 14 mars au matin, je me lève tôt (vers 4h45 am) pour aller travailler pour 6h.
Mais, autre revirement de situation, j’envoie un texto à mon supérieur pour lui dire que je ne me présenterais plus au travail.
Que je vais aller lui porter mon équipement de travail et que la job ne fais pas l’affaire.
À ce moment-là, j’avoue que je ne me sens pas très bien.
Je sens que suis en train de salir mon nom.
De passer pour un lâcheur et un bébé gâté.
Mais comme la vie fait bien les choses, la journée même, je reçois un appel pour un emploi à temps partiel dans mon domaine d’études et mon champ de compétences.
Emploi qui se trouve à 180 km de chez moi…
Mais j’accepte quand même l’offre.
Car un moment donné il faut travailler et faire quelque chose de sa vie.
Mais voilà que quelques jours plus tard, on m’appelle pour aller passer une autre entrevue.
Pour un CV que j’avais envoyé il y a plus de 1 mois.
J’avais donc mis une croix sur mes chances de recevoir un appel.
Mais comme rien n’arrive pour rien, je décide de passer l’entrevue.
Et 2 jours après, on m’appelle pour me dire que j’ai la job.
Une job à temps plein, dans ma ville, et à meilleur salaire !
Mais là, qu’est-ce que je fais, j’ai déjà dit oui à une autre job…
Je réfléchis toute la fin de semaine, et lundi matin, je me désiste finalement de la job à 180 km de chez moi.
Et oui, une 4e job que je lâche en moins de 6 mois.
Pas fort ça !
Pourtant, je suis reconnu comme quelqu’un de stable et fiable…
Dur à croire hein !
Mais présentement, après 6 mois à sauter à gauche et à droite, je suis vraiment mûr pour de la stabilité.
Il est grandement temps que je retrouve structure, discipline, et routine.
Et de faire de la suite de ma vie un succès !
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Cette aventure m’aura apprise que ce n’est pas si facile de trouver un emploi qui nous convient vraiment. Que le cheminement vers quelque chose de meilleur est parfois plus long que prévu et que se lancer dans le vide est périlleux mais combien enrichissant !
On passe par des remises en question, des doutes, des déceptions et de la perte de confiance en soi.
Il m’est arrivé à quelques reprises d’avoir des moments où je croyais sincèrement que je ne valais plus rien, que plus jamais je ne trouverais du travail, que j’allais être obligé de m’inscrire à l’aide social, et de peut-être de me retrouver à la rue.
Oui, oui tout ça se déroulait dans ma tête.
Lorsqu’on commence à brouiller du négatif, ça s’enchaîne assez rapidement !
Par moment, je dois avouer avoir trouvé l’hiver long et pénible.
Et je ne parle pas du froid et de la neige. 😉
Cependant, avec du recul, je suis d’avis que de sortir de sa zone de confort et de sa routine nous apporte toujours que du bon à moyen et long terme.
Il suffit d’être patient et positif.
Certes, ce n’est pas toujours facile à faire, mais essentiel afin d’avancer dans le droit chemin.
Notre propre chemin.
Celui que l’on trace à mesure d’expériences, de réussites et d’échecs.
« Le premier pas à faire pour avoir ce que vous voulez, c’est d’avoir le courage de quitter ce que vous ne voulez plus. »
C’est ce que j’aurais fait le 21 octobre 2021 en quittant mon emploi.
Je ne me voyais plus être en mesure de donner mon plein rendement par suite d’un conflit de négociation salariale.
Le temps nous dira si j’ai pris la bonne décision.
Mais je crois définitivement que ce sera le cas.
Et que cette décision fera de moi une personne encore plus épanouie. 😊